Idéalise-t-on trop la reconversion ?

Un entretien-tsunami et des vagues

Avec Our Millennials Today, on part à la rencontre d’étudiant·es et jeunes diplômé·es qui se sont jeté·es dans le grand bain du travail. On parle aussi éducation et orientation professionnelle. Athlète confirmé·e ou newbie en brassard, bienvenue 🎣


🐟 Avant le plongeon

Coucou toi, comment se passe la reprise de l’entraînement ? Pas trop encrassé·e après la pause estivale ?

À l’heure où tu lis ces lignes, je suis sûrement en PLS sur le bord d’une route entre Paris et la Picardie. Chaque année, pour fêter la rentrée, je me lance des petits défis sportifs. À cette même époque l’an dernier, j’étais en nage sur le sentier des 25 bosses. Aujourd'hui, je tente1 l’expédition à vélo. Qui eût cru qu’après ma première sortie et mon accident j’allais vriller comme ça ?

On commence à se connaître toi et moi ; laisse moi donc t’avouer un truc : je ne sais pas si j’arriverai au bout du périple – mais ce ne sera pas faute d'avoir essayé.

D’ailleurs, c’est étonnant. Cette rentrée est la première de ma « vraie vie d’adulte » longtemps redoutée. (Peut–être est-ce pour échapper à ça que je suis partie pédaler jusqu'à Compiègne ?) Pourtant, même si je suis toujours aussi paumée, cette rentrée se teinte d’une vague de nouveauté.

Figure toi que je donne mon premier atelier Our Millennials Today dans la piscine Imparfaites & Joyeuses le 23 septembre sur les biais cognitifs2. Aussi, après avoir parlé avec plusieurs d’entre vous cet été, je me suis décidée à développer un pan accompagnement. Résultat des courses, La culbute, le plus chill des programmes d'introspection arrive bientôt sur l’onde. (Si d’aventure cela t’intéresse de le tester tu peux répondre à cet email, je t’enverrai les infos pour le bêta tester !) Enfin, un crowdfunding se profile pour fin octobre afin accompagner l'arrivée de la deuxième édition d’À l’eau mag. J’ai hâte et, en même temps, je suis méga anxieuse de me frotter à la réalité d’un marché où je suis aussi à l’aise qu’un baby dans l’eau.

Bref, d’une certaine façon, moi aussi je plonge - un peu - dans le grand bain de l’orientation. Feels odd.

Avec tout ça, je me suis donc dit que rien ne valait une reprise tranquille. Je te propose donc de t’immerger en douceur dans le bassin introspectif avec un témoignage. Tu verras, il est puissant, fort et très intéressant. J’ai adoré enregistrer puis retranscrire cet échange où on aborde de nombreux sujets peu évoqués sur Our Millennials Today jusqu’ici ! On parle pression sociale, relation à la famille et santé mentale sur fond de reconversion en fin d’études.

Prêt·e à plonger ?

Fasten your bouée, we’re about to take off 🏊‍♀️

👋 On recrute des nouveaux nageur·ses. Tu veux rejoindre la team ? c’est juste ici 👇


« J'aurais aimé qu'on me dise que c'est important de savoir souffler »

L'athlète du jour est entre deux bassin après avoir choisi de se reconvertir en sortant d’études. Dans cet échange Au bord du bassin, iel vient nous partager ses questionnements, sa paumitude et ses réflexions multiples autour – notamment – de la santé mentale. Cet entretien sème les graines de l’année à venir, de thèmes qu’on abordera au micro, dans le mag et ici, en newsletter. Merci infiniment pour cet échange précieux qui lève le voile sur de nombreux aspects tabous de l’orientation. 

La discussion étant assez longue, je te recommande de t’installer confortablement dans ton transat pour nous lire. Si celui-ci te donne envie de poursuivre la conversation, rdv sur instagram ou par email (hello@thewhy.xyz)

Bonne lecture 🐋

ps : par souci d’anonymat tous les propos ont été dégenrés.

Coucou, merci beaucoup d’avoir accepté de venir me partager ton expérience dans la piscine Our Millennials Today ! First things first, peux-tu m’en dire un peu plus sur toi et ton parcours ?

Avec plaisir ! J'ai passé mon bac en 2013 et, ensuite, j'ai fait un BTS Assistant·e de Gestion. J'avais envie de faire de l'hôtellerie à l'époque. Comme j'avais été mis·e en stand by par l'école, j'ai laissé tomber pour poursuivre le schéma classique. Après ça, j'ai fait un Bachelor en Global Business pendant un an.

J'ai fait beaucoup d'études parce que j'ai un profil de bon·ne élève... Engranger du savoir, le recracher, apprendre pas de soucis, mais j'ai continué sans savoir vers quoi j'allais. Je pense que c'est ce qui a fait foirer mes entrées en master. Mine de rien, c'est un peu le premier moment où on doit faire un vrai choix de spécialisation et je n'ai pas trop réussi à le gérer. J'ai travaillé pendant un an avec pas mal de désillusions. Entre ce qu'on m'a vendu et la réalité du terrain il y a un monde, même si je sais qu'on ne fait pas toujours des tâches qui nous plaisent. Après cette césure forcée j'ai fait un master en management du sport.

J'ai toujours travaillé et fait des contrats saisonniers en parallèle de mes études. Mais à la fin de mon master en évènementiel sportif, il y avait peu d'offres sur le marché. Suite à un gros fail je me suis retrouvé·e en béquilles. Puis, j’ai eu d'autres soucis de santé qui m'ont un peu mis·e dans la m*rde et fait changer d’alimentation. Finalement, début 2020 j'ai été réembauché·e pour 6 mois sur un poste saisonnier à proximité de chez moi. C'était plutôt la bonne option pour rester proche de mes médecins etc. Et au bout de 5 semaines... COVID et chômage partiel. J'ai vraiment senti le vent tourner. Surtout vu ma spécialisation en événementiel équestre. Tous les secteurs bouchés, c'est pour moi ! 

Je me suis dit à ce moment qu'il fallait que je trouve quelque chose pour sortir de l'inactivité. C'est là que je me suis dit que j'allais faire une reconversion professionnelle pour aller vers le CAP pâtisserie. En ne mangeant rien de ce que j'allais cuisiner [rires]. J'ai fait 8 mois en intensif avec 2 stages. Après mon diplôme j'ai eu de nouveau des soucis de santé qui m'ont immobilisé·e et je n'ai pas trouvé de contrat. C'est là que je me suis dit « monte ta boîte ». Mais c'est pas si simple... et surtout, ce n’est pas quelque chose qu'on nous apprend en CAP.

Ton parcours est super riche ! Tu as déjà expérimenté plein de choses différentes. Même si tu te sens paumé·e, c’est top d'avoir cette capacité d'adaptation et de réinvention de soi aussi rapide ! Et aujourd’hui, comment vis-tu cette reconversion ? 

Et bien c'est assez mitigé.

On a tendance à souvent idéaliser la reconversion. On a l'image de la personne qui travaille heureuse h24, ou ce qu’en présentent les émissions. Mais la réalité est tout autre. On ne dit pas avant de nous mettre dans le bain que ce sont des débuts de journée à 2h du mat', la fatigue physique, etc. Aussi, je suis ultra cérébral·e et donc j'ai du mal à coordonner mes mains et mon cerveau, à aller vite en production. Quand je fais quelque chose j'ai besoin de comprendre pourquoi / comment, ce qui n'est pas forcément le cœur de la pâtisserie. Je me demande souvent si on est vraiment si compétitif·ves en reconversion sur ce marché qui plébiscite quand même la prod’ et l'efficacité. 

En plus, j'ai un profil très niché : j'aimerais faire de la pâtisserie végétale. C'est un autre délire là aussi. Souvent il faut se faire accompagner limite d'ingénieurs agro-alimentaires pour la création. Richard Hawke, un chef végétal fait ça et travaille beaucoup sur les textures. Ça n'a rien à voir. On apprend peu sur la pâtisserie vegan, sans gluten, sans allergènes. C'est encore peu intégré dans les cours d'État. On a simplement une ou deux lignes par chapitre sur les substituts. Pour une formation exhaustive il faudrait aller dans un organisme privé spécialisé une fois diplômé·e de l'État. Mais ça change tout le budget et la temporalité de la reconversion.

Mais d'ailleurs pourquoi as-tu choisi la pâtisserie ?

J'étais gourmand·e, j'adore le sucre et j'avais envie de comprendre comment rendre festifs certains moments du quotidien malgré mes contraintes alimentaires. Je voulais d'abord apprendre à faire de la pâtisserie classique pour ensuite faire mes propres recettes. Un peu comme en vélo, je voulais d'abord mettre les roulettes avant de sortir des chemins battus !

J'avoue avoir aussi vu le côté pragmatique. Si je veux voyager, c'est un métier qui embauche partout, pâtissier·e à la française. Ou même ici. C'était la sécurité.

C’est vrai qu’en apprenant tout ça tu peux créer pour toi et une niche dont on parle de plus en plus ! Et pourrais-tu m’en dire plus sur la manière dont tu v(o)is l’intégration sur le marché du travail et/ou en entreprise lorsqu’on est une personne avec des soucis de santé ? 

Pour les jambes, ça va. Quand j’étais en béquilles, j'ai accompagné quelqu'un à Paris pendant 3 jours. Pour les visites guidées, on optait pour le fauteuil roulant. On s'est retrouvé·es dans des situations plutôt rocambolesques. On s'est limite fait jeter d'un ascenseur bondé avec des personnes qui voulaient en plus faire entrer des poussettes, ou encore des personnes âgées valides qui ne voulaient pas attendre. Et pour les entreprises… on est vraiment en retard. À mon avis, la solution serait de faire vivre une journée en fauteuil roulant aux DGs. Il n'y a qu’en expérimentant le quotidien des employé·es handi qu’iels comprendront leurs besoins.

C'est plus les restrictions alimentaires en pâtisserie qui posent souci. Une fois j'avais répondu à une offre dans un lieu que je connaissais bien, mais il fallait tout goûter. Pour moi c'était un critère rédhibitoire. Je le leur ai dit, iels ne m'ont jamais rappelé·e. Avec des chef·fes reconnu·es aussi il faut tout goûter. Imagine envoyer 80L d'appareil à flan, il faut le goûter avant si l'appareil n'est pas bon. Et c'est quelque chose que je dis – je vais pas m'en cacher – qui refroidit beaucoup, même celles / ceux que je rencontre simplement pour prendre contact. C'est difficile quand on a des pathologies pour entrer sur le marché du travail.

Même en cantine d'entreprise ou lieux communs, c'est chaud. On est beaucoup à avoir une alimentation anti-inflammatoire non pas par mode ou envie (cc les bobos), mais par nécessité. C'est très contraignant, ne serait-ce que pour s'intégrer dans la vie sociale d’une entreprise. Je sais que je ne suis parfois pas invité·e aux dîners d'équipe etc. à cause de ça.

Quand j'allais à l'école je devais constamment apporter ma nourriture. Sinon, il n'y avait – presque – rien que je pouvais manger sur place.

Ça prend du temps de sensibiliser les gens à ces questions... En fait quand on est valide – dans mon cas, quand on peut manger de tout –, on ne se rend pas compte du quotidien des personnes qui ne le sont pas. C'est pour ça que je me suis aventuré·e sur ce nouveau chemin.

Ce sujet est super intéressant, et c'est vrai qu’à titre personnel j’ai l’impression que c’est encore peu évoqué quand on mentionne l’inclusion dans le milieu professionnel… Sur une tout autre thématique je me demandais : comment ta famille réagit-elle à tout cela ?

C'est un peu compliqué. J'ai toujours fait en sorte de me débrouiller pour financer mes études. Même pour ma formation en pâtisserie, personne n'a eu à débourser un centime. J'ai eu la chance d'avoir mon propre financement, comme ça si ça foirait, je ne devais rien à personne. Mais pour être honnête, je crois qu'iels n'en pensent pas grand chose.

Je ne pourrais pas me prononcer en leur nom.

Ce qui est dur, c'est que depuis le bac je ne me suis pas vraiment fixé·e sur un truc. J'ai pas une carrière d'avocat·e ou autre chemin « tout tracé ». C'est toujours parti dans tous les sens et je pense que c'est ce qui est difficile pour mes proches. Iels n'arrivent pas à gérer ni à suivre le rythme.

Je suis en train de cheminer sur tout ça, mais je me dis qu'au bout d'un moment il faut arrêter de faire pour les autres, d'attendre leur approbation, qu'iels nous soutiennent. Je crois qu'il faut arrêter tout ça. On a souvent en tête que la famille doit te soutenir. Mais c'est pas la réalité pour beaucoup on a pas une famille super encourageante ou aimante. Il faut savoir faire son chemin, accepter de faire son chemin et d'être paumé·e, d'avoir un CAP et un master sans savoir où j'en suis... Il faut réussir à se défaire de cette famille et ne rien attendre de personne. C'est cool d'avoir ses ami·es, sa famille, mais il faut aussi savoir compter sur soi quand tu es en galère.

Et puis, il ne faut pas oublier que toutes ces personnes doivent aussi gérer leurs propres vies, leurs angoisses, surtout dans le contexte actuel.

C'est bien de parler, mais le mieux, c'est d'être vraiment écouté·e. Dans ces situations il faut qu'on ait un public réceptif, bienveillant, qui prenne en compte notre individualité pour nous répondre et/ou nous accompagner. Pour les hypersensibles ou les personnes à fleur de peau, c'est dur.

Justement, comment gères-tu ton hypersensibilité ?

J'ai un suivi thérapeutique depuis que j’ai commencé à avoir des soucis de santé contraignants. C'est dans ce cadre que j’ai été amené·e à explorer plusieurs de ces pistes.

De par mon histoire j'ai appris – et j'apprends – à me comprendre, ainsi que mon mode de fonctionnement. J'essaye aussi de devenir plus indépendant·e émotionnellement aussi. Ça prend du temps.

Et est-ce que tu fais un travail « d'éducation » de tes proches du coup ?

Non pas vraiment, c'est assez épuisant et, comme pour la maladie, les gens ne comprennent pas – comme iels ne le vivent pas. Donc ça a plus tendance à me fatiguer qu'autre chose.

Aujourd'hui je suis un peu coupé·e du monde. Je n'arrive plus à m'adapter à mon environnement donc je préfère être moins entouré·e, mais mieux. C'est important d'être soutenu·e dans ces moments. Par des gens qui nous comprennent, nous écoutent, et nous aiguillent sans que ce soit toxique.

Je vois ! D’ailleurs, comment envisages-tu la fin de ta thérapie ? Tu penses que tu arriveras à continuer cette exploration personnelle sans « médiation » ?

[rires] Figure toi qu'avec les confinements le suivi a été interrompu. Donc ça fait 4 mois que je suis en roue libre. Avant, j'avais l'impression que sans cette aide et cette écoute tout allait s'écrouler mais j'arrive à maintenir le navire à flot. Mais… je crois que ce n'est pas encore terminé pour moi, je commence tout juste à mettre le doigt sur certaines choses. Il me reste encore beaucoup de travail.

Après ce sont des cheminements très longs, qui dépendent beaucoup des thérapeutes comme des patient·es.

En fait en t'écoutant j'entends le besoin de prendre soin de sa santé mentale pour construire des bases solides pour le reste. La « dépaumitude » vient peut-être de là ?

Oui, clairement. 

Il ne faut pas nécessairement tomber dans le piège de faire des formations par peur du vide – ce que j'ai fait. C'est-à-dire que j'aurais pu encore décider de continuer dans une nouvelle formation « en attendant ». On a si peur de prendre le temps, de se dire « je ne fais rien, faisons le point sur ce que je veux et où j'en suis ».

Un deuxième piège serait aussi de prendre un job pour déculpabiliser de ne rien faire, tout en sachant que ça ne va pas nous convenir.

Ça, c’est le troisième piège. Celui où tu arrêtes de penser pour bosser comme un·e acharné·e et prendre le risque de péter un cable.

Et surtout, il faut faire le tri. Dans ses réseaux et son entourage pour avoir un environnement plus sain. Si l’on peut aussi maintenir un rythme de vie sain (lever / coucher / bien manger), ça aide aussi à sortir la tête de l'eau.

À partir du moment où la santé mentale va et où on arrive à mettre de l'ordre dans ses idées, ça va. On peut se faire accompagner par des pros pour nous aider à avancer, que ce soit par des thérapies, des échanges, des rencontres. Mais aller se mettre dans un job quand on est pas disponible mentalement, c'est pas du tout la solution. Comme se mettre en relation avec quelqu'un en fait. Ça ne peut pas marcher, être que toxique si tu choisis d'être avec une personne par peur d'être seul·e.

Ha oui je vois. Je vois toutafé [rires/pleurs/lol]. Mais pour revenir à la question du vide, c'est vrai qu'en études on nous inculque beaucoup la peur du « trou sur le cv », ou même de la pause. On nous incite pas mal à faire, faire, faire. Comme si ça allait décanter tout seul. Mais en fait, on ne prend jamais de temps pour se poser.... sauf quand on y est contraint·e après un burnout ou autre.

J'ai l'impression que ça manque tellement à nos éducations.

J'aurais aimé qu'au lycée on nous dise que c'était important de savoir respirer. Après, à 17ans on a pas forcément envie de penser à ça.

J'aurais aimé qu'on me dise que c'est important de savoir souffler, de sortir la tête de l'eau, de prendre soin de sa santé mentale. Ne serait-ce que mettre un chrono et se dire « si à telle heure c'est pas fini tant pis j'arrête sinon ça va me bouffer ma journée et mon esprit ».

Et il y a aussi un vrai souci de choix d'orientation. Finalement, je ne sais pas vraiment si je suis plus avancé·e aujourd'hui qu'en sortant du bac. Il y a une pub en ce moment d'un petit avec marqué dessus « quand je serai plus grand·e je serais commercial·e ». J'avais envie de l'arracher quand je l’ai vue.

OH MAIS OUI, c'est la pire pub au monde.

On ne sait déjà pas à 18 ans ce qu'on veut faire d'une vie, alors plus jeune ? Il faut pas partir comme ça. Bien sûr, certain·es d’entre nous s’engagent dans des chemins longs et/ou suivent leur vocation. Mais pour le reste... c'est si flou !

Je trouve ça aberrant de devoir faire des choix si tôt.

La clef c'est de partir de soi. Mais c'est compliqué. On est des adultes en pleine construction, on a pas assez de recul sur ce qu'on est ou ce qu'on veut. On n'y pense pas souvent mais tu as aussi toutes ces questions d'idéal de vie qui est très personnel. Pour certain·es ce sera partir faire des missions humanitaires, être mobiles etc. et on le met de côté pour céder à la pression sociale.

Dans le fond, j'ai juste envie d'être bien avec moi-même. Mais avec cette pression, je vis tout ce que j'ai fait comme un échec. Je vois des potes qui ont déjà des familles, des maisons, des enfants et je me compare, alors même que ce ne sont pas forcément des choses que je veux. C'est comme si je les enviais sans avoir envie de leur quotidien. C'est bizarre. Comme si le ratio entre ce que j'ai et ce qui me manque était négatif de mon côté de la balance. Avec les réseaux on est submergé·es par les trajectoires des autres, c'est quasi impossible de couper pour regarder la sienne. C'est comme si leur vie était meilleure que la tienne quand tu regardes Linkedin ou insta.

En fait on en revient là. La peur de la solitude ou d'être avec soi. Vraiment, l'essentiel est en nous.

Mais wow wow wow, je crois que je ne pouvais pas rêver de meilleure punchline pour le micdrop de la fin. Trop de réflexions enclenchées depuis le début de notre conversation merci beaucoup pour ce témoignage c'est super intéressant ! J'ai hâte de suivre la suite de tes aventures, on se dit à bientôt au bord du bassin ?


🛠 Quelques ressources avant de se quitter

👉 Le site du chef végétal Richard Hawkes & son insta

👉 Le podcast Les becs sucrés pour découvrir l’univers de la pâtisserie et de la boulangerie

👉 Le livre Trop intelligent pour être heureux par Jeanne Siaud-Facchin que recommande notre athlète du jour

👉 La série les Mavericks pour découvrir en vidéo les transitions radicales de celles et ceux qui ont dit f*ck à leur vie d’avant


Ça t’a plu ? Fais passer le mot !

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À très vite pour un nouveau plongeon 🐋 

Apolline

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Le terme le plus approprié effectivement

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Pour le moment toi et moi avons les mêmes informations sur ce webinaire : le titre sans le contenu 😬